The End of Euro

http://wp.me/p7ciWq-L

See also : Germany double game (in French : le double jeu de l’Allemagne) : http://wp.me/p7ciWq-F

In truth, governments in Europe do not want a true euro, i.e. they, in fact do not want or, more precisely do not act, in a way of suporting a stable and assets founded euro. There is not such a body in Europe as the USA Federal Reserve, emitting debt on behalf of the entire aera The Euro is designed to work only for a period of time, to insure Germany dominance on European trade until full economic integration with Central and Eastern European countries (in purpose not in the euro zone, and therefore giving a competitive advantage to the German industry of which they are, to a large extent, subcontrators).

 

French text (France being the major supporter of the euro outside of Germany)

L’euro est une grosse farce médiatico-politique.

L’euro qu’on nous a imposé n’est pas celui que nous voulions.

Nous avons tous, ou presque, voulu l’euro, même monnaie pour nous, les Européens. N’était-ce pas l’aboutissement de notre plus profonde aspiration : un seul grand pays, sans frontières ? Finies les rivalités, les guerres, terminés les égos des princes, des dictateurs et des politiciens qui jettent les peuples les uns contre les autres et font s’inscrire les noms des morts sur des monuments pour emmerder à longueurs de siècles leurs descendants – si en ont – avec des cérémonies, des chants funéraires ou vengeurs, jusqu’à la prochaine fois.

Mais non, l’euro que nous avons, celui qu’on nous a concocté, imposé, ce n’est pas ça. Au contraire. Ce n’est que la résurgence de toutes les ambitions dominatrices des uns sur les autres, de toutes les hiérarchies, de toutes les imbéciles vanités politiciennes. C’est pour l’instant la totale faillite du système économique européen.

Nous aurions dû nous en douter quand fut décidé que l’on reviendrait à l’ancien système des prix nationaux pour les timbres–poste. Nous aurions dû le pressentir lorsque la Commission de la Concurrence de notre hypocrite administration européenne a laissé les opérateurs de téléphonie, pourtant « dénationalisés » sur ses injonctions, reconstituer les forteresses nationales dans leurs tarifs, chacun toujours dans son pré carré, alors même que les nouvelles technologies rendent totalement caduques les facteurs de distance, et a fortiori de frontières dans le coût des transmissions téléphoniques.

Faillite de la zone euro.

L’entité économique de la zone euro  – l’Euroland comme on a un temps dit, terme qui semble aujourd’hui frappé d’obsolescence, si ce n’est décrépitude – est en totale faillite, incapable de faire utiliser – d’utiliser elle-même – sa propre monnaie comme un standard dans les transactions internationales (exemples : cotations en dollar du pétrole et des principales matières premières), et dans les réserves des États.

Le dollar reste roi, empereur. Les citoyens des États-Unis n’ont aucun problème de financement de leur dette, eux, alors même qu’elle dépasse 40 000 euros par habitant.

Toutes les pléthoriques liquidités de la planète, celles des oligarques russes, celles des émirs du pétrole, celles des cinquante millions de milliardaires chinois, vont se réfugier dans le dollar, et se gaver de dette américaine. Tandis que les Européens, dont la dette ne dépasse pas 30 000 euros par tête, se jettent des anathèmes, se serrent la ceinture, se mettent à genoux pour adorer le dieu Maastricht qui leur impose tous les renoncements… sauf celui du chômage.

Pourquoi ?

I

En fait, les gouvernements de l’Europe ne veulent pas d’un euro véritable. Tous s’en servent comme d’un pompon que l’on agite dans un manège pour faire bondir les enfants en quête d’un tour gratuit. Ils s’en servent comme justification définitive à toutes les régressions sociales.

L’euro ne saurait exister sans la base d’une émission de dette européenne.

Ils ne veulent pas de l’euro, car ils refusent de mettre en place un pôle commun d’emprunt et de gestion de la dette européenne, un pôle unique comme c’est le cas aux  États-Unis, le plus gros débiteur de la planète, où le Trésor gère l’ensemble des émissions de la dette fédérale, qui en définitive sert de socle à la monnaie dollar. C’est l’État politique des États-Unis, avec toute sa puissance économique et militaire, qui, ultimement, garantit le dollar comme valeur de référence – et donc, comment voulez-vous que le dollar s’écroule ? Tandis que l’euro…

En Euroland, chaque état est livré à lui-même pour émettre et gérer sa dette – de surcroît, en concurrence avec chacun des autres États de la zone – et doit faire face aux délires débridés des parasites spéculateurs que le libéralisme borné et stupide qui inspire tous les corps politiques constitués de l’Europe laisse se déchaîner sans aucune retenue.

On joue la dette grecque contre l’allemande, car on sait bien que la Grèce ne « fait pas le poids ». On prend des positions baissières sur les emprunts du Portugal, de l’Espagne, de l’Italie, et ça marche toujours.

On est bien obligé d’épargner la France, car si elle était dans « le champ de tir » on sait bien que le jeu s’arrêterait, faute de combattants. C’est d’ailleurs pourquoi, la concernant, le classement des agences dites « de notation » est ridicule ; la note de la France ne compte pas, ne comptera jamais, jusqu’au crépuscule de la monnaie unique. La France est l’ultime alibi de l’euro. L’Allemagne en a besoin, de toute façon.

L’euro disparaîtra, dans un an, dans cinq ans, dans dix ans. Il disparaîtra dès que l’Allemagne se sentira assez forte de l’expansion de son industrie dans les pays d’Europe centrale et orientale qui ne sont pas dans l’Euroland, et dont les coûts de main d’œuvre ne sont qu’une fraction de ceux en vigueur à l’Ouest. Demain, s’y ajoutera l’Ukraine ; à Kiev le salaire ouvrier est inférieur à ce qu’il est à Pékin.

L’Allemagne mettra fin à l’euro dès lors qu’elle aura établi sa domination sur l’ensemble de l’économie européenne.

En déversant les produits fabriqués dans ces pays sur les marchés de ses partenaires ficelés dans la zone euro, l’Allemagne aura fait atteindre chez ces derniers – pas chez elle, évidemment – des sommets au chômage, les aura mis en faillite en leur imposant de rembourser des dettes qui ne cesseront d’augmenter du fait de la contraction de leurs économies.

L’Allemagne, alors, n’aura plus besoin de l’euro. Elle en proposera l’abandon. Tout le monde sera d’accord. Et je crois même que beaucoup diront « ouf ».

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